Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mardi, 24 janvier 2017

Rencontre Bio Vallée de la Drome ECOLOGIE au quotidien du 27/1 au 5/2/17

XV es Rencontres de DIE  BIO Vallée de la DROME

ECOLOGIE AU QUOTIDIEN

Vous cherchez une sortie intelligente pour ce weekend ? Covoiturez pour y aller en joyeuse bande organisée !

écologie drôme,ecologie au quotidien,environnement drome

https://www.ecologieauquotidien.fr/les-rendez-vous-des-xv...

Samedi 28 janvier Biovallée par tous

Organisé par la Société Coopérative d'Intérêt Collectif Nouveau Monastère, avec les compagnons du devoirs SAS Bérard, le Greta Viva 5 de Die, Boris Transinne (drone), Guillaume Fulchiron, photographe, Luc Decaster, cinéaste...

Coraline Monnot, Espace Social et Culturel du Diois

Carine Mayo, guide de «La permaculture au jardin» (éd. Terre vivante)

Sylvaine Mauplot, Signes & marMots

PISTIL, Fabuliste

Die Marché

 Crest

Café associatif l’Arrêt Public, 1 rue de la Républiqu

Crest Visites de l’Usine Vivante, 24 avenue Adrien Fayolle

Michèle Rivasi, députée européenne, auteure de « Le racket des laboratoires pharmaceutiques »

Pascal Dupont, chargé de projet – Insectes - Muséum national d'Histoire naturelle

Carine Mayo, journaliste free lance-National Geographic France, Terre vivante - Jean-Claude Noyé, journaliste à La Vie

Thérèse et Thierry Buffel, Présence et Relation, MBSR/MBCT

Association Biovallée : Stéphanie Gentihomme, Patricia Vartanian, Jean Pierre Brun, Thierry Geffray, Didier Jouve

Anne Portier, naturopathe

Les Coquecigrues

Animation Barbarythme, Jean-Michel Gaude, accompagné de son orgue de barbarie Odin

Dimanche 29 Janvier Alternatives d’ici et d’ailleurs

Écoravie-Dieulefit, Serendip-Eurre, Lomézon-Die

Claire Commarmond, auteure de « Aller et retour vers de nouveaux horizons »

Marie-Noëlle Delas, conseil en santé environnementale

Pistil, Fabuliste

Pablo Servigne, auteur de « Petit traité de résilience locale »

Terre de liens : Robert Delage, Sjoerd Wartena, Guillemette Cellier

Ensemble vocal « Allons voir si la rose… » de Miscon : Georges Henri Ducreux, direction musicale

Alternatiba Grenoble et Lyon, Élisabeth Martinez, et Nicolas Haeringer, auteur de « Zéro fossile - Désinvestir du charbon, du gaz et du pétrole pour sauver le climat »

Visitez le site de la manifestation:

https://www.ecologieauquotidien.fr/

Écrit par Prele Provence | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook |

lundi, 25 mars 2013

Habitat groupé

Objectif ardu à mettre en place dans la région, pourtant un projet d'habitat groupé est en cours sur Dieulefit: il s'appelle Ecoravie.

Ils ont un site internet intéressant:www.ecoravie.org

Vous pouvez aussi accéder aux informations régionales sur les projets d'habitats groupés en vous inscrivant à la lettre d'information de

habitatgroupe.org
Lettre d'information du réseau habitat groupé sud est" <infosudest@listes.habitatgroupe.org>

Visitez le site de la revue Passerelleco qui a rassemblé les expériences dans un numéro récent:

http://www.passerelleco.info/rubrique.php?id_rubrique=73

(Les différentes informations suivantes ont été trouvées sur des sites internets spécialisés. Nous n'en sommes pas les auteurs)

Qu’est ce qu’une coopérative d’habitat ?

- Une société coopérative d’habitants regroupe des personnes qui veulent gérer et améliorer, ensemble, les logements qu’ils occupent dans un même immeuble ou sur un même terrain. Les valeurs fondamentales sont la propriété collective, la sortie du système spéculatif et la démocratie.

Pourquoi devenir coopérateur ?

La coopérative d’habitants permet un accès à un logement stable, dans un bâtiment de qualité, à un prix raisonnable. La coopérative permet d’accéder à un logement d’autant plus adapté aux besoins du locataire qu’il a participé à sa conception. La coopérative d’habitants permet la mise en commun d’espaces et de services (salle polyvalente commune, buanderie) pour favoriser la solidarité. La coopérative d’habitants permet le développement de la vie sociale et des solidarités de voisinage. L’implication des coopérateurs, les efforts de mutualisation de moyens et des espaces et le souhait d’éviter les intermédiaires permettent d’offrir des loyers inférieurs aux prix du marché.

Un autre rapport au patrimoine

La coopérative est une société sans but lucratif, elle propose à ses coopérateurs des logements dont les loyers reflètent le coût réel d’exploitation de l’immeuble dans lequel ils vivent. L’implication des coopérateurs, les efforts de mutualisation de moyens et d’espaces (buanderie commune, salle polyvalente, etc.) et le souhait d’éviter les intermédiaires permettent d’offrir des loyers inférieurs aux prix du marché. La mutualisation des capacités d’endettement permet à des ménages modestes d’accéder à la coopérative.
Les caractéristiques intrinsèques au système coopératif (propriété collective sans but lucratif) évitent d’entrer dans une logique spéculative. Le coopérateur acquiert un certain nombre de parts sociales qui lui seront remboursées par la coopérative lorsqu’il décidera éventuellement de quitter son logement.

Une coopérative d'habitation est une forme de société immobilière fondée sur le principe de la coopération. Comme tous les autres types de coopérative, elle a pour objectif de servir au mieux ses participants (salariés ou usagers) et repose sur le principe démocratique « un homme, une voix » pour les prises de décision. Les salariés ou usagers sont ainsi égaux en droit.

Plus que locataires : collectivement propriétaires

Comme dans toute coopérative, les membres ont une double qualité. D’un côté, en tant que coopérateurs ils sont impliqués directement dans la gestion de la structure dont ils détiennent des parts sociales : ils en élisent le(s) gérant(s) et participent régulièrement aux décisions relatives à l’organisation de l’activité de la coopérative. De l’autre côté, les membres d’une coopérative d’habitants sont aussi les bénéficiaires des services offerts par la coopérative. Ils sont donc locataires des logements dont la coopérative est propriétaire.

 

Société civile immobilière (SCI)

La SCI est une société, c'est-à-dire une « personne morale » ayant un caractère « civil », donc ne pouvant pas se livrer à des actes de commerce.

En immobilier, les activités de marchand de biens (achat de biens en vue de leur revente), d'agent immobilier (entremise dans la location et la vente d'immobilier) et d'entrepreneur en construction sont commerciales.

La création d'une SCI peut s'avérer très utile en matière de succession ou pour l'achat d'un bien par un couple non marié. Il existe plusieurs types de SCI.

La SCI de location

La SCI de location est la plus usitée : plusieurs parents, amis, s'associent pour acquérir et gérer un ou plusieurs biens immobiliers. Les associés ne sont pas propriétaires des biens mais de parts. Ils ne peuvent les transmettre à un coût moindre que lors d'une transmission classique.

Lorsque la SCI achète le bien, elle paye les mêmes droits qu'un particulier et peut bénéficier des mêmes avantages (amortissement Robien, amortissement Borloo, etc.). Les loyers perçus constituent des revenus. Chaque associé percevra des dividendes au prorata de sa quote-part dans la SCI et il devra acquitter un impôt (voir Les avantages juridiques et fiscaux d'une SCI).

La SCI d'attribution

http://www.toutsurlessci.com/la-sci-dattribution.html

Cette SCI permet de construire ou d'acquérir un immeuble pour le diviser par fractions destinées aux associés. La SCI se transforme habituellement en copropriété et si, par le passé, elle était très utilisée, aujourd'hui on ne la rencontre plus que rarement, lors de l'achat d'un appartement. Dans ce cas, vous n'achetez pas des lots de copropriété mais des parts de SCI vous donnant droit à la jouissance de l'appartement. Vous paierez les mêmes droits que lors d'une acquisition classique, vous pourrez habiter ou louer votre logement, mais il faudra vous renseigner, auprès du notaire, sur l'état des finances de la SCI.

Les SCI de jouissance à temps partagé (société de multipropriété)

Improprement appelées « sociétés de multipropriété », ces SCI vendent aux associés des parts donnant droit à la jouissance d'un appartement ou une maison à la mer, la montagne, pendant une période donnée. Malgré plusieurs législations visant à protéger l'acquéreur, ces acquisitions restent financièrement risquées.

La SCI d'Attribution

Construire un immeuble en SCI d'attribution, c'est possible. C'est même recommandé si on veut devenir propriétaire d'un logement à un prix raisonnable. Il est en effet inutile de payer 30 % plus cher un logement, qu'il soit pour sa résidence principale ou dans le but de le louer.

Lorsque vous passez par un promoteur, vous payez ses frais, les frais de publicité et une marge confortable. Le promoteur pour être encore plus large emploie des entreprises qu'il étrangle. Les entreprises essaient de se récupérer sur la marchandise, la qualité baisse, les mal-façons foisonnent, les dégâts sont terribles et les ennuis pléthores. Bref, on met le doigt dans un engrenage qui risque bien de dévorer toutes nos économies.

Récemment, la fameuse Crise a mis sur le carreau des promoteurs qui n'ont pas réussi à écouler leurs produits sur plan, ont commencé des travaux et ne les ont pas terminés, se sont faits la malle sans payer personne, entraînant la faillite des sous-traitants. Certains promoteurs n'ont pas attendu la Crise pour ce type d'action crapuleuse. Bien planqués derrière des sociétés, ils décampent en principe une fois les premiers versements d'acomptes. Mais vous, une fois que le crédit est contracté, vous n'avez qu'une chose à faire, le rembourser. Tant pis, si votre logement est à moitié construit, donc inhabitable. Tant pis si vous vous retrouvez avec deux mensualités. Tant pis si vous payez pour rien. Les banques ne vous feront pas de cadeau.

Le mieux est donc de réunir un certain nombre de futurs copropriétaires et de monter une opération de construction en SCI d'attribution ce qui vous permettra de suivre la construction de A à Z. On adhère à la SCI en achetant un nombre de parts égales à la surface du logement plus la quote part des parties communes. Une fois la construction terminée, on ferme la SCI si on le souhaite, les parts se transforment en propriété. Une banque vous prêtera plus facilement de l'argent si elle est la seule sur le coup. Elle prendra ainsi une hypothèque sur l'immeuble. Il est recommandé de créer un comité directeur qui fera ensuite office de syndic. Ce sera plus simple pour gérer ensuite l'immeuble.

Il vaut mieux également choisir de construire un petit immeuble d'une dizaine de logements tout au plus.

Au cas où l'opération est destinée à  l'investissement locatif, il va sans dire que les logements pourront être loués à des prix planchers tout en garantissant à l'investisseur un rendement suffisant qui lui permettra de rembourser son crédit et de capitaliser raisonnablement. S'il veut ensuite vendre, il pourra également le faire avec plus de facilités, le prix demandé étant lui aussi raisonnable.

C'est par ce type d'opération que nous parviendrons à nettoyer le marché immobilier et surtout éviter un désastre. L'immobilier a été sur évalué depuis des décennies d'une manière totalement artificielle. Les banques qui ont pris des hypothèques en contre-partie de crédit ne sont pas prêtes à admettre que la bulle doit éclater car elles verraient ainsi la valeur de leur patrimoine fondre comme neige au soleil. Elles bloquent depuis des années l'immobilier, notamment en gardant en sommeil des immeubles entiers pour faire monter les prix.

Je suis persuadée que la cause la plus importante de la crise actuelle est le prix de l'immobilier. Il grève les budgets des foyers, ralentit ou anéantit tout autre espèce de dépenses ou investissement. Les banques sont en train de faire le gros dos mais elles ne tiendront pas longtemps. Le Pays est totalement paralysé. Vous avez remarqué que rien n'est dit à ce sujet. Rien n'est envisagé dans ce programme de soi-disant relance de l'économie. On ne relancera pas la consommation en donnant 500 euros aux travailleurs qui bénéficient de la prime de l'Emploi comme le suggèrent le PS. Ce sont des conneries et on se demande comment des cerveaux qui sortent de l'ENA peuvent pondre autant de coquilles vides.

Le cas du foncier est aussi un fléau. Les mairies retiennent des terrains qu'elles négocient ensuite à la hausse lorsque le manque devient insupportable. Elles privilégient les grands groupes comme Bouygues qui vont en contrepartie graisser la patte des élus.

Si on ne libère pas le foncier et si on ne trouve pas de solutions pour construire moins cher, sans qu’il ne soit nullement question de baisser la qualité, bien au contraire, on ne réussira pas à rétablir l'équilibre du budget des familles.

La Sci d'attribution mais aussi la coopérative sont des moyens durables et vivables de devenir propriétaire d'un bien à son juste prix. Il en existe peut être d'autres.

Écrit par Prele Provence | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer |  Facebook |

samedi, 25 avril 2009

Habitat partagé, âge mur...

Projet Habitat Partagé

Générations Soleil Couchant

Ce projet, qui existe déjà sous d'autres formes, porte différents noms qui parlent de leur différence. Pour les situer, voir: la "Maison des Babayagas, les Agévillages, Habitats groupés, partagés...

Ici, le nom du projet n'est pas encore défini, il le sera en concertation.

Ce projet est avant tout un projet de femmes, parce que l'idée de partager et de s'associer est un réflexe plutôt féminin, les hommes s'accommodant plus facilement d'être seuls, de par leur nature. Notre intention n'est pas d'exclure les hommes, bien entendu. Elle prend simplement en compte une réalité majoritairement féminine. Les hommes ne se sont ni exprimés, ni engagés vis-à-vis d'un tel besoin. Néanmoins si quelqu'homme souscrit à notre vue des choses, et qu'il souhaite nous accompagner dans ce travail, il est le bienvenu.

70% des personnes qui vivent après 65 ans sont des femmes

Nous sommes nombreuses à approcher la soixantaine et conscientes que l'avenir nous conduira à survivre à nos compagnons, de longues années après et dans la solitude.

Bien souvent très actives et très responsables, ayant développé une vie sociale très engagée, nous ne pouvons envisager de finir notre vie dans de sordides mouroirs et loin de nos amis.

Car l'amitié, en fin de vie, c'est souvent ce qui nous reste de mieux.

Nous avons une conscience du coût de la vieillesse et des réalités environnementales graves devant lesquelles nous nous trouvons.

Nous souhaitons vieillir ensemble et nous choisir mutuellement pour accompagner nos derniers jours.

En même temps, nous souhaitons participer à la solution qui nous permettra de cohabiter dans les conditions adaptées à notre état et cohérente avec l'aspect économique et écologique.

Il existe des solutions.

Il nous semble que ces solutions pourraient soutenir une économie locale, vivante et saine, éthique.

Ni seule à la maison, ni maison de retraite

Le départ en maison de retraite est souvent un drame familial qui engloutit toute la succession et cela ne suffit pas toujours à financer le coût exhorbitant et injustifié - au vu du traitement qui est fait aux personnes agées. La question n'est pas d'accuser qui que ce soit. Une société où toutes les solutions viennent d'en haut s'adapte aux problèmes selon ce qu'elle voit, de là où elle se trouve. Nous pensons que, si les solutions venaient davantage d'en bas, du point de vue non seulement des citoyens, mais surtout de ceux qui ont le besoin, elles seraient bien mieux adaptées, compte tenu de la connaissance des réalités locales et des ressources individuelles ignorées par les administrations.

La participation citoyenne des vieux à leur future existence est aussi un gage de vitalité qui entretient positivement les esprits et les corps, suscitant une diminution des coûts de santé, qui on le sait bien sont les plus lourds pour la société dans cette catégorie d'âge.

Si nous permettons à nos vieux de vivre bien et de rester actifs dans une société, ils vieilliront en meilleure santé, c'est certain. Si en plus on prend en compte la valeur de leur expérience, leur sagesse et leur connaissance, nous aurons réintégré dans notre univers social, l'une des plus grande richesse de l'humanité toute entière. Il ne peut y avoir d'avenir sans prise en compte du passé. Ils sont témoins, ils ont la mémoire, ils sont une richesse.

Bien souvent, nous savons déjà avec qui nous souhaiterions partager notre existence. Nous connaissons bien ceux et celles avec qui nous pourrions cohabiter. Nous sommes en mesure de constituer de petits groupes qui aspirent à un autre mode de vie que l'habitat individuel lorsque l'on est agé. Nombre d'entre nous, suite au départ des enfants ou d'un conjoint, se retrouvent seuls à habiter de grands appartements ou de grands pavillons dont ils sont propriétaires ou bailleurs. Les charges pour de grands habitats de ce type sont démesurées pour une personne seule. Bien souvent les propriétaires de grand âge, de modestes personnes, ont acquis leur bien à une époque où le prix de l'immobilier était encore raisonnable. Or, si leurs revenus eux, sont restés modestes, le coût de l'entretien et des charges sont "hors proportion" et déménager pour aller vers un logement neuf ou locatif plus petit leur couterait, contradictoirement, encore plus cher. Une autre raison empêche les personnes agées de quitter leur demeure: le fait que la solitude est préférable à la situation de leurs amis qu'on a placé en maison de retraite. Ils voient la dégradation rapide de leur état de santé. La façon dont ils sont traités pour soulager le personnel insuffisant (extinction des feux très tôt, "comprimés obligatoires" pour dormir même si on n'est pas insomniaque ...n'en disons pas plus, tout le monde sait!). Mais, bien souvent, il n'y a même pas d'établissement dans la localité où ils ont connu leurs habitudes. Ils se retrouvent coupés de la famille, des amis et de leur vie sociale, et interdits de sortie si on ne les accompagne pas à l'extérieur.

La dernière raison importante est que c'est la maison des souvenirs de toute une vie. La maison qu'on a partagé avec un compagnon ou une compagne.

La seule bonne raison qui peut les faire renoncer à leur maison, c'est la garantie de pouvoir revenir en arrière si cela ne convient pas. Première demande la plus courante.

Ensuite, la garantie d'être avec des personnes avec qui on s'entend bien! Quoi de plus naturel.

Puis la garantie de l'équitabilité des conditions de vie en commun, disons plutôt en collectivité.

En quelques mots voici les demandes de la personne agée:

-          Ne pas être seule

-          Que l'on respecte son besoin de s'isoler, le calme

-          Que l'on respecte son rythme

Pourquoi pas cohabiter entre anciens ?

Dans une cohabitation, si l'on prend en compte ces trois exigences pour la personne, le reste se règle aisément, grâce au fait qu'elles se connaissent depuis fort longtemps, parce que, face à leur infirmités, elles s'apportent une aide mutuelle et que des conventions de vie commune sont établies entre elles.

Cet aspect du projet à déjà été largement réfléchi et débattu dans d'autres groupes de réflexion. Il a déjà conduit à créer des supports qui permettent de résoudre ces questions et des solutions sont proposées pour simplifier la mise en place de ce type d'association citoyenne. Par exemple, une association propose une charte type pour les groupes qui se mettent en place. Cette charte co-signée par les habitants détermine leurs droits respectifs et leur obligations. Elle prend en compte les besoins de chacun et rend possible la cohabitation. Ce sont des règles de vie commune en quelque sorte qui sont démocratiquement acceptées ou modifiées par les participants. Elles serviront de rappel en cas de problème.

Le choix de cohabiter entre vieilles et vieux amis est une chose qui vient d'etre explicitée.

Une bonne raison pour les municipalités

Prenons la chose d'un autre point de vue.

Dans toutes les communes, il existe un certain nombre d'immeubles abandonnés par leurs propriétaires, pour diverses raisons. Pour beaucoup, la mise aux normes et les travaux de rénovations sont trop importants et cela coûte moins cher au propriétaire de garder le bien dans cet état, plutôt que de le vendre à perte.

Si les municipalités recensaient ce type d'immeubles, ou de propriétés , puis contactaient les propriétaires, leur proposant de prendre en charge les travaux de mises aux normes en échange d'un bail jusqu'à ce que les emprunts soient remboursés, cela pourrait permettre la création d'éco-logements (bails municipaux: on n'expulse pas une personne agée avant son décès et on n'impose pas un locataire sans l'accord des autres qui sont prioritaires pour proposer une locataire choisie). Les rénovations seraient inscrites dans le plan environnemental de la commune, avec une réflexion sur le choix des matériaux, de l'énergie, du recyclage... D'autre part, la conception de ces logements prendrait en compte la notion de cohabitation pour 4 à 7 séniors et sénioritas cohabitants, voire plus selon les projets. Chacun disposant d'un espace personnel. Les charges partagées entre tous, avec un seul bail pour tous. Question déjà abordée par les associations qui y travaillent afin de créer des solutions économiques pour tous. Un seul compteur EDF, un seul compteur d'EAU, une connexion Internet pour tous..., etc. Tout cela au nom d'une association de Séniors Colocataires qui est la garantie pour le propriétaire. Les charges étant ensuite réparties entre tous par elle.


Les trois protagonistes

Ceci est le principe d'économie possible qui met en relation, une commune loueuse, ou un propriétaire avec un groupe de co-locataires en association.

Les avantages d'un tel procédé ne sont plus à démontrer, on peut les consulter sur quelques sites spécialisés tel: www.cocon3s

Tous les aspects de ce projet mettent en synergie des réalités différentes et concomittentes:

-          les personnes agées, ressource locale: projet citoyen

-          la valorisation du patrimoine des propriétaires locaux

-          l'économie de société, une économie locale éthique: création de nouveaux emplois, diminution du cout de la prise en charges des personnes agées (elles s'aident elles mêmes), maintien sur place des habitants agés, assainissement de l'habitat ancien...

-          la mise en valeur de la municipalité

§         prise en compte des personnes agées,

§         des propriétaires qui sont soutenus dans la mise en valeur de leur bien,

§         prises en compte des critères écologiques et environnementaux :

o        par recyclage des vieux immeubles,

o        par mise en oeuvre de nouveaux modes d'habitation écologiques,

La construction financière

L'aspect financier de ce projet est d'une simplicité déconcertante, tout le monde y trouvant son compte.

Des projets de ce type coûtent moins cher aux contribuables parce qu'ils ne créent pas du nouveau, ils prennent en compte les personnes qui vivent sur la commune et des immeubles déjà existants. Donnant une meilleure image de la commune par la réhabilitation des immeubles ou propriétés à l'abandon, il sous-entend une collaboration d'échanges des ressources entre les protagonistes et non pas une prise en charge des besoins. Chacun reste responsable au niveau qui est le sien, ce ne sont que des énergies qui circulent.

Le fonctionnement

1-       La municipalité fait un accord avec un propriétaire d'immeuble à réfacter, (un bail de location, emphithéotique ou autre à créer).

2-       Elle fait un accord avec l'association qui sera le futur locataire de l'immeuble (toutes les décisions sont à prendre avec les trois parties concernées. La protection de l'usage du batiment et celle des locataires doit être assurées vis-à-vis des propriétaires)

3-       La municipalité prend en charge le financement des travaux à la place du propriétaire qui s'engage à ne pas disposer de l'immeuble (créer des contrats spécifiques) tant que les emprunts ne sont pas  remboursés, les bails ajournés.

4-       Une fois le financement des travaux remboursé, le propriétaire à son tour peut toucher le loyer.

5-       En accord avec le propriétaire et le futur bailleur, elle assume la réalisation du plan de l'immeuble qu'elle réhabilite (ou rénove ou met aux normes selon l'état du batiment)

6-       Elle finance les travaux et récupère l'argent sur le loyer versé par l'association des cohabitants.

7-       Les cohabitants règlent chacun leur part du loyer et des charges à l'association qui les garantit et les représente. L'association est l'interlocuteur, elle est le locataire. (Ceci est une solution parmi d'autres)

8-       Les travaux sont effectués en prenant en compte la réalité des personnes agées (largeur des portes, ascenceurs...)

9-       Les matériaux doivent être écologiques, le choix des énergies doit être éco-éthique, l'habitat le plus autonome possible.

10-   Il est indispensable que l'habitat dispose d'un minimum de terrain pour le jardinage (environ 2000m2 minimum

11-   Les locataires paient leur loyer

§         soit en louant leur ancien logement

§         soit grâce à la vente de leur ancien logement

§         soit ils étaient déjà locataires auparavant, ils continuent comme avant

§         soit les faibles revenus permettaient de toucher l'APL, cela continue aussi...

sachant que dans cette formule, ils auront les avantages du neuf, du confort et qu'en plus cela leur couterait moins cher qu'avant toutes charges étant partagées.


Les étapes de la mise en place

Première étape, un groupe de séniors prêts pour l'aventure

Deuxième étape, une municipalité prête à s'impliquer

Troisième étape, un propriétaire concerné par le projet et sa propriété

Quatrième étape, financer le projet

Cinquième étape, faire un plan en fonction de la réflexion du groupe de séniors

Sixième étape, réfléchir et construire les contrats qui détermineront les rapports entre les trois protagonistes

Septième étape, établir le fonctionnement pour les décisions concernant l'avancement du projet jusqu'à sa réalisation.

Projet envisagé dans le cadre de PRELE, Programme de Réalisation d'une Economie Locale Ethique, le blog : http://prele.hautetfort.com

Contact  prele.provence@laposte.net

Tél 04 75 90 42 54 répondeur (laisser coordonnées pour rappeler - sauf portables)


Écrit par Prele Provence | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook |